La Nouvelle-Zélande : mes coups de coeur sur l’île du Sud

L’île du Sud en Nouvelle-Zélande étonne par la diversité de ses paysages. Ce sont les grands espaces, entre plaines verdoyantes, côtes déchirées et mystérieuses, monts et glaciers millénaires. Retour sur  mes deux semaines de roadtrip à la découverte des lieux incontournables de l’île du Sud.


⇒ A la découverte du surprenant parc national ABEL TASMAN

C’est un des plus petits parcs nationaux de Nouvelle-Zélande et aussi le plus visité. Il doit son nom à l’explorateur Abel Tasman, qui découvre l’île du sud durant son voyage de 1642. Pour profiter des paysages du parc, la marche ou les activités nautiques sont à privilégier puisqu’il n’existe aucune route intérieure, prix à payer pour préserver ce véritable coin de paradis.

Une marche le long de la côte serpente dans la forêt de fougères puis descend sur la plage au sable orangé, une particularité unique en Nouvelle-Zélande. Il est également possible d’emprunter des bateaux taxis qui vont et viennent entre les quatre arrêts de cette longue côte sauvage.

Pour permettre au milieu marin de se reconstituer, une partie du parc a été classée en réserve naturelle afin de protéger les espèces menacées de Nouvelle-Zélande. Les chanceux rencontreront d’ailleurs des orques, des dauphins, des baleines et les colonies d’otaries à fourrure qui ont élu domicile sur deux îles proches.

Pour pimenter un peu cette excursion, c’est en kayak que le lendemain nous choisissons d’aller explorer les nombreuses criques à l’eau cristalline inaccessibles à pieds. A la force des bras, nous irons jusqu’à Pinnacle Island, où tout en restant à une vingtaine de mètres des rives, nous observons avec amusement ses résidents permanents. D’abord endormies sur les promontoires de granite, il ne faut pas longtemps pour voir les otaries s’élancer et plonger à notre rencontre !! D’un naturel très curieux et joueur, elles n’hésitent pas à faire de multiples bonds dans l’eau pour nous impressionner et à passer sous nos kayaks. Les plus jeunes auront même l’aplomb de s’approcher plus près pour nous observer de leurs grands yeux noirs expressifs et jouer avec nos pagaies. Une compagnie qui nous amuse autant qu’elle nous ravis !

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⇒ Les PANCAKE ROCKS

C’est en longeant une route côtière spectaculaire (qu’il est tentant de s’arrêter à tous les points du vue sur le bas côté de la route!!) que nous arrivons à Punakaiki, dans le parc national Paparoa. Le hameau est de taille minuscule, on n’y trouve guère plus qu’un parking, un centre d’information et un café. La courte marche de santé d’à peine quinze minutes est tout à fait remarquable; parmi la végétation luxuriante, il est étonnant de trouver des nikau, une espèce de palmiers, à une latitude aussi basse. Cette région bénéficie en fait d’un courant d’air chaud venu d’Australie!

33 millions d’années! C’est le temps qu’il aura fallu pour constituer ces falaises. Formées par l’accumulation de différentes couches de sédiments, ces roches constituaient le fond marin mais une succession de tremblements de terre a fait émerger l’écorce terrestre. Dans un brouhaha d’enfer, les vagues qui heurtent les falaises viennent s’engouffrer dans les étroites cavités creusées par l’érosion. Les puissants murs d’eau créés par l’écume montent à plusieurs mètres de haut et retombent en ruisselant sur les rochers.

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⇒ Le FRANZ JOSEF GLACIER

L’île du Sud, c’est aussi la destination incontournable pour les amateurs de montagnes et glaciers en manque de sensations fortes. Situé à 25 km l’un de l’autre, le Franz Josef et le Fox Glacier raviront petits et grands. Pour sortir de l’ordinaire, nous avions opté pour le survol du Franz Josef en hélicoptère, mais encore une fois, la météo capricieuse de ce début avril nous a contraint à changer de plan.

Du parking dédié au glacier débutent plusieurs randonnées, dont la Franz Josef Valley Walk qui nous conduit au travers de la vallée rocailleuse jusqu’au front du glacier masqué par l’épaisse brume environnante.

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⇒ WANAKA l’authentique

La légende maorie raconte que le géant Rakaihautu a creusé le lac Wanaka et sculpté les montagnes à la force de ses bras.

La route qui surplombe le lac Wanaka offre de nombreux points de vue; on peut aisément s’arrêter et admirer ce paysage pendant de longues heures. A ce stade de notre périple, nous sommes en Nouvelle-Zélande depuis trois semaines, il est grand temps de vivre comme les vrais locaux ! A Wanaka, c’est décidé, nous irons donc assister à un match de rugby entre deux équipes locales.

Wanaka est une petite ville encore préservée du tourisme de masse qui protège tant bien que mal son esprit de communauté. La vie y est paisible. Les Nature lovers peuvent se balader au gré des 750 kilomètres de pistes cyclables. Le climat continental favorise la culture de la vigne; les vignobles sont légion et proposent des activités de dégustation de leurs vins fruités pour qui veut découvrir autrement cette superbe région.

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⇒ Le Milford Sound, le plus beau fjord du monde ♥♥♥

Toujours sur la côte ouest, notre aventure nous conduit désormais dans la petite ville de Te Anau (2000 hab.). Elle est située sur le lac Te Anau, le plus grand lac de l’île du Sud. C’est aussi l’unique porte d’entrée sur la région du Fiordland, le plus grand parc national néo-zélandais, où il pleut jusqu’à 7m d’eau chaque année. La région, une des plus humide au monde, abrite 14 fjords. Le Milford Sound est considéré comme le plus beau fjord au monde. On peut aussi partir à la découverte du Doubtful Sound, moins réputé mais trois fois plus long et bien plus étendu que le premier.

Au départ de Te Anau, l’unique route qui mène au Milford Sound, longue de 120 km, est une des plus belle que j’ai eu la chance de parcourir en Nouvelle-Zélande. Le paysage vallonné est bientôt cerné de montagnes abruptes aux sommets enneigés. Le réalisateur Peter Jackson a d’ailleurs choisi ce cadre féerique pour représenter la forêt des Ents dans le « Seigneur des Anneaux ».

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Il est bien difficile de résister à tous les arrêts conseillés le long de cette route étroite et sinueuse. Nous traversons la région des fameux « lacs miroirs », où les Earl Mountains se reflètent à la surface des eaux calmes, au point que l’on ne distingue plus l’original de la copie. Plus loin, la route serpente dans des canyons recouverts de forêts impénétrables. « The Chasm » est un gouffre rocailleux creusé par la fonte des eaux d’altitude où un puissant torrent s’écoule avec fracas. Nous allons de découverte en découverte. Ici, le trajet est aussi majestueux que la destination!

Au centre d’accueil des visiteurs du Milford Sound, la zone grouille toute l’année. Des dizaines de compagnies se font concurrence, conduisant dans le fjord les flots ininterrompus de touristes, jusqu’à 500 000 par an.

Ici, il y a 50 millions d’années, toute la région était noyée sous la mer. Le mouvement des plaques tectoniques a fait émerger les fonds marins. Puis des glaciers géants ont peu à peu creusé la roche. Il suffit de contempler les falaises qui nous entourent pour mesurer l’échelle du temps. La mer de Tasman a envahi la vallée lorsque le réchauffement climatique a fait fondre la glace, donnant naissance au fjord. Le Mitre Peak capte tous les regards. La montagne culmine à 1696 m d’altitude. De part et d’autre, des chutes d’eau spectaculaires se déversent dans le fjord. Habilement, le capitaine du bateau manœuvre pour s’approcher au plus près. Attention, ça mouille!

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Quelques mètres plus bas, sur les rochers bordant les rives, des colonies d’otaries à fourrure se prélassent au soleil. Les immenses paquebots qui passent et repassent ne perturbent en rien leur tranquillité 😉

A mi-parcours, le bateau s’arrête un moment pour laisser descendre les touristes qui souhaitent prolonger l’expérience en visitant l’observatoire sous-marin du site. Situé dix mètres sous la surface, on peut y observer, dans une ambiance tout à fait particulière, une espèce rare de corail noir, des étoiles de mer, des groupes de poissons colorés et parfois même des dauphins.

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Rudyard Kipling, l’auteur du « Livre de la Jungle » et grand voyageur, considérait le Mildord Sound comme la 8e merveille du monde. Je dois bien avouer que le lieu est impressionnant, presque magique et enivrant lorsque la pluie et le brouillard sont venus nous tenir compagnie. Un lieu incontournable !!

⇒ LAC TEKAPO et PUKAKI

Sur la route qui nous mène à notre prochaine étape de Christchuch, nous devinons au loin les pics enneigés du Mount Cook, le plus haut sommet d’Australasie qui culmine à 3755m, et des autres montagnes environnantes. En Nouvelle-Zélande, pas moins de 27 montagnes font plus de 3000m… dont 22 dans cette région !

Pas un nuage à l’horizon et le lac est… bleu turquoise ! WOW !! La couleur du lac est vraiment captivante et les montagnes majestueuses. Cette couleur est due à la poussière de roche en suspension dans les eaux provenant des glaciers réfléchie par le soleil.

C’est une étape plus qu’appréciable. Qui n’aimerait pas de sortir table et chaises de camping pour un moment calme et ressourçant face à ce tableau idyllique !

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⇒ CHRISTCHURCH

Abritant une population de 350 000 habitants, Christchurch est la 3ème ville du pays. Tristement célèbre pour ses tremblements de terre, la ville n’en reste pas moins attrayante et même si nous n’avons pu y rester qu’une journée, cela nous a suffit pour nous imprégner de son ambiance.

Depuis la série de séismes en 2010 et 2011, la ville a complètement changé de visage. Elle  est en phase de transition / reconstruction, même six ans après les événements. Nombreux sont les voyageurs qui y passent en coup de vent et frissonnent devant une ville qui leur semble bien déprimante. Certes, de nombreux bâtiments sont détruits dont la cathédrale, il y a également plusieurs quartiers désertés et de nombreuses zones en friche, mais l’on peut clairement voir le début d’une renaissance et une volonté de survivre malgré tout.

Lors de notre passage, nous avons visité le Canterbury Museum. Le musée est très intéressant, très bien réalisé avec une partie sur la culture Maori vraiment passionnante. La visite de la reconstitution de la rue du XVIIIème siècle est assez remarquable! Nous poursuivons notre visite au Re Start Container Mall. Ce centre commercial est particulier car entièrement construit avec d’anciens conteneurs de transport maritime à la suite des tremblements de terre. La visite des boutiques est agréable avec plusieurs cafés et quelques enseignes de restaurations rapides.

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⇒ KAIKOURA, la nature à portée de main

Dernière étape de ce séjour sur l’île du Sud. Kaikoura n’est qu’une petite bourgade côtière de 3 600 habitants, mais qui attire plus d’un million de visiteurs par an. Le paysage de rêve et la longue plage bordée de galets ne sont pas l’unique raison de son attractivité.

Kaikoura abrite également une faune diversifiée et remarquable; c’est l’endroit privilégié pour rencontrer des mammifères marins tels les otaries, les dauphins et les baleines!

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Pour cette dernière étape, nous avions vu les choses en grand : une rencontre avec les dauphins ! Une fois équipés de nos combinaisons, masques et tubas, le programme de quatre heures en mer se scinde en trois plongées entrecoupées de périodes d’observation à bord du bateau. Le banc de dauphins atteint parfois ici plus de 200 individus!

Une fois dans l’eau, il ne nous faut pas attendre longtemps avant d’apercevoir des ombres mouvantes tournant autour de nous. Le masque accentue l’impression de proximité! on a l’impression que les dauphins sont à quelques dizaines de centimètres de nous. C’est un moment fantastique, d’une rare intensité!

Ce jour là, nous aurons également eu la chance d’être accompagnés de quelques baleines qui nous ont suivi fidèlement le long du bateau. Elles passent en moyenne 45 minutes dans les profondeurs pour se nourrir. Elles remontent s’oxygéner pendant cinq à dix minutes. C’est durant cet intervalle que nous allons les observer.

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A Kaikoura, au sud de la ville, les colonies d’otaries sont nombreuses à peupler les plages et pas que d’ailleurs…! La promenade de quelques centaines de mètres sur des planches de bois conduit jusque sur les rivages de la plage et les falaises environnantes. Au cours de cette balade, les otaries ne passent pas inaperçues, c’est le moins que l’on puisse dire! Ce sont pas moins de 20 à 30 phoques qu’on peut admirer se dorer la pilule au soleil.

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L’île du Sud n’abrite qu’ 1/4 de la population de Nouvelle-Zélande. Véritable désert  humain, c’est sur cette île que les amoureux de la nature se sentiront à leur aise !

  • Je m’appelle Fanny et j'ai 30 ans. Curieuse de nature, j'aime les sensations que procurent les voyages, la photographie, les jeux vidéos, dessiner, l'honnêteté et la couleur rouge :).Je débute une nouvelle aventure au Canada. Tu pourras suivre sur ce blog mes aventures et découvertes nord-américaines.

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